26.11.09

géhenne vaginale: on s'en parle!

Soirée très émouvante organisée par ELVA (association pour les femmes atteintes de maladies vulvo-vaginales). J'y reviens, il est tard et je n'ai pas envie de me coucher tout de suite. Je serai tout simplement encore complètement crevée au boulot demain. Pas de quoi fouetter un chat, tout le monde est fatigué.

Nous étions environ dix femmes, moyenne d'âge trente ans. Toutes ont souffert pendant des années de la géhenne des douleurs vaginales chroniques. Vaginisme, vestibulite, lichen scléreux ont été le calvaire de ces femmes: pas une cependant ne partage mon expérience de douleur singulière. Suis-je la seule à souffrir de l'intérieur du vagin, de brûlements, de morsures, de picotements, d'élancements, de sensation de bulles, d'être complètement désséchée ou au contraire de me sentir mouillée d'outrageuse façon, et dont les symptômes n'ont pas de lien direct avec des infections, des allergies ou quoi que ce soit de documenté, qui me permettrait enfin de dire: "Je souffre de telle maladie, et voilà ce que je peux faire maintenant pour me traiter sérieusement".

Je me sens cependant un peu moins seule, et je vais probablement m'inscrire comme membre de l'association. Groupe très peu connu encore des praticiens, et dont les objectifs sont de faire connaître la vulvodynie aux médecins qui, souvent, se sentent impuissants si ce n'est complètement indifférents face à ces femmes qui souffrent de leur sexe, et de soutenir celles-ci dans leur cheminement personnel.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

L'homme sait ce qu'est la souffrance du corps dans toutes ces dimensions. L'impression que la vie n'est que malaise, souffrance et obsession. Tout tourne autour de ce mal qui empêche même une parcelle d'amour d'effleurer notre cœur. La folie qui s'empare de tout notre être et il ne reste plus rien. Tout l'énergie qui habite le corps est dirigée dans les décombres de l'inconscient et atteint chaque partie de notre âme. L'homme qui aime et qui sait ce qu'est le mal, n'a rien à endurer de la personne aimée Il ne peut que se réjouir quand ce mal diminue ou cesse, parce qu'il sait ce qu'est la peur profonde qui enserre les entrailles. Il ne peut que prier et accompagné cette personne sur le chemin de la guérison, parce qu'il y croit. Le désir de l'homme reste criant, reste sur son appétit. Il sait par contre que son désir refoulé et qui peut faire distorsion dans sa tête, n'est en rien comparable à ce que vit sa douce fleur qui essaie de transcender ce mal et donner au monde les couleurs de pétales les plus flamboyantes . L'homme ne peut qu'être fier d'être là, sur le chemin de cette femme qu'il aime. Même si parfois les pulsions sexuelles de l'homme et les doutes envahissent son esprit, l'amour viendra au bout du compte faire jaillir ce qui a de plus beau. Le plus important est que ce mal disparaisse et il disparaitra. je le crois. Pour l'homme le plus important est juste d'être là à ces coté et de l'aimer le plus fort possible

candide candidate aux candida a dit…

Merci, vraiment.