17.9.17

les douleur reprennent....

Stress aigu ces derniers jour. Je ressens des douleurs.....ça faisait longtemps. Je suis en périménopause, les hormones ont probablement quelque chose à voir avec ça aussi....Je me bourre de lactobacilles et essaie de penser à autre chose. Il n'y a pas d'autres solution. Je connais mes fragilités, après tant d'années...

25.8.15

j'ai peur que ça recommence

Depuis deux jours, lorsque je suis au lit et prête à m'endormir, je sens des tiraillements au niveau du vagin comme je n'en ai pas ressentis depuis très longtemps. 

J'ai décidé, depuis un mois environ, parce qu'il est très difficile de trouver à Montréal des dessous 100% coton qui ont de l'allure, c'est-à-dire qui ne sont ni des Fruit of the Loom ni Hanes (très moches), et qu'après pratiquement deux ans (environ) sans douleurs, pas de relations sexuelles, des probiotiques tous les jours, une hygiène intime impeccable (jamais de savon, dessous nettoyés et rincés abondamment, pas de vêtements serrés à l'entre-jambe, etc.), je pourrais peut-être faire l'essai de porter ces mignonnes petites culottes 95% coton et 5% élasthanne de chez Aerie (les plus jolies et confortables qui soient). Ce que je fais depuis une semaine environ. En toute confiance et en tout confort, toute la journée. Sauf le soir à la maison et la nuit où je ne porte rien.

Mais depuis deux jours, avant de me coucher....des petits pincements secs, comme des éclairs de douleurs, aussitôt apparus, aussitôt partis. Et ce matin, je ne suis pas très confortable, une douleur diffuse, une chaleur, un inconfort, mais pas d'écoulement ni odeurs suspects....

Je sens poindre en moi une angoisse, un certain désarroi diffus.....à l'idée que cela recommence, parce que dans mon cas ça peut être le signe d'un déclenchement de douleurs intenses et continuelles, sans qu'il n'y ait ni infection, ni allergie ou inflammation. Et que cela peut durer des mois (cela a déjà été le cas).

J'ai déjà été diagnostiquée comme ayant eu une vaginodynie chronique (affection rare, mais réelle), qui s'est estompée dans le temps, les derniers mois (ce blogue est destiné à faire part de la réalité de cette condition).

Pour aujourd'hui, ce seront mes malheureuses culottes Hanes 100% coton, blanches, immaculées, avec vêtements amples. Et de penser que si je souffre trop, il existera toujours ce blogue qui, un temps, a été une source de réconfort non négligeable durant des moments difficiles. Parce que le pire, comme je l'ai toujours senti et écrit, c'est l'impuissance. 

Sentir qu'on ne peut parler à personne de ses souffrances (parce que, franchement, avoir mal au vagin...c'est intime et personnel), qu'elles sont mystérieuses, liées à aucune maladie connue, et qu'il peut n'y avoir aucun soulagement à la clé, même temporaire. Des douleurs chroniques invalidantes, pratiquement immatérielles.

J'ai vraiment peur que ça revienne.

2.6.15

pas de sexe, pas de problème, pas de vie

Pas de sexe depuis plus de trois ans. C'est ça, ou l'inconnu. Je préfère ma solitude et l'ennui que le cauchemar de souffrances continuelles et handicapantes, même si elles sont purement hypothétiques. C'est un choix qui se discute.

Et, depuis quelques mois, variations de mon cycle menstruel. Je crois que j'entame tranquillement une autre séquence de ma vie: la pré-ménopause. Avec ce qui pourrait subvenir: sécheresse vaginale, etc.

Paraît que les relations sexuelles gardent les parois vaginales souples et lubrifiées.

Et bien, je suis mal barrée.

20.8.14

tout va bien

Tout va bien: pas de relations sexuelles. Pas de relations tout court. Alors, il ne se passe rien. Merci mon Dieu.

20.11.12

élasthanne maudit

Plus d'un an sans problème. La semaine dernière, en manque de sous-vêtements blancs cent pour cent coton, je fais le tour de mes boutiques habituelles. Jacob ne fait plus dans la lingerie. Donc c'est Aerie. Rien en coton pur. Ça fait des mois que je me dis que peut-être, quand même, me lancer dans du 95% coton, et le reste élasthanne ou spandex, peut être possible, envisageable, souhaitable même, avec le choix qui s'offre. Le coton pur, c'est souvent des marques de commerce style Jockey absolument redoutables pour une femme comme moi qui n'ai pas de hanches et un petit gabarit. Je flotte misérablement là-dedans, c'est très laid.
J'ai donc fait l'achat de 7 petites culottes blanches, très simples, 95% coton et 5% élasthanne, en rabais. Pour voir, faire le test, si je peux...

Toute la semaine qui a suivi j'ai ressenti des échauffements légers au vagin. J'ai commencé à "ressentir" des bulles, des légers mouvements furtifs, des liquides se déplacer à l'intérieur. Aujourd'hui, cela chauffe.

À la toilette vérification des pertes. Est-ce une vaginite? Odeur familière de yogourt. Je suis sauvée. En fin d'après-midi, il me semble qu'il y a quelques petites bulles qui apparaissent à la sortie du vagin, à travers un liquide blanc laiteux. Est-ce une vaginose? Pas selon l'odeur....L'odeur n'a pas changé....Mais c'est bizarre ces bulles. J'enlève mon jean et ma culotte, porte une jupe sans dessous pour le reste de ma journée de travail. Comme tant de fois.

J'ai porté cette nouvelle culotte un après-midi seulement, après bien sûr l'avoir nettoyé à l'eau bouillante et rincée trois fois.

Et voilà pour aujourd'hui. Suis écoeurée d'être faible et fragile, de me rendre malade.

21.10.11

je n'ai pas paniqué

Mercredi soir avant de quitter le bureau, je suis allée uriner et fais la vérification de routine de la texture et l'odeur des pertes vaginales éventuelles. Il m'a semblé que l'odeur ne correspondait pas à celle caractéristique de yogourt nature habituelle. Plus fade, moins prononcée en quelque sorte. En moi cela a fait instantanément: "moins acide", et "vaginose bactérienne". D'un symptôme banal a été induite une pensée acérée comme un coup de poignard: je vais agoniser de souffrance encore. Je me suis glissée comme une petite souris vide hors du bureau où ma collègue de travail ne m'a probablement pas entendue partir. Lorsque la peur sans nom m'envahit, je ne suis que l'ombre de moi-même.

J'ai marché jusqu'au métro, j'ai conduit la petite à son cours de gymnastique avec la voiture de Communauto que j'avais louée, j'ai pris l'autobus et me suis rendue à ma réunion des Alcooliques Anonymes, et, tout le long, un échauffement très intense du vagin s'est manifesté.

J'ai décidé que je ne pouvais rien faire, et je n'ai rien fait ni rien pensé concernant cela, jusqu'au coucher.

Aujourd'hui, nous sommes vendredi, je sens la fragilité de la zone, comme si elle était liée à mon cerveau et qu'au moindre glissement vers la folie de la panique une douleur mordante se déploierait.

Il y a certainement une composante psychosomatique aux douleurs chroniques, je me méfie plus de l'obsession de la douleur que les pathologies elles-mêmes qui en sont l'occasion.

26.9.11

ce que la maladie a fait de moi

J'ai assisté hier après-midi à l'assemblée générale annuelle du groupe ELVA, l'association pour les femmes atteintes de maladies vulvo-vaginales. Sans entrer dans les détails de la réunion qui ne concernent que les membres, je peux dire que nous toutes qui étaient là (nous étions neuf femmes, atteintes à divers degrés de problématiques vulvo-vaginales, "guéries" ou pas), accumulons un bagage intense de souffrance due à notre condition médicale. J'ai ressenti une forme d'accablement, de la tristesse, et même une augmentation de ma douleur vaginale durant la séance. Seulement parce que nous étions là et que nous parlions de "ça". Néantisée après la rencontre. Pas d'autre mot.

Je me sens seule aujourd'hui avec ma piteuse vaginodynie. Je sais que moins d'une femme sur cent présentant des symptômes de vulvodynie est atteinte de douleurs "intra-vaginales" comme les miennes.




Gestes et pensées en lien avec ma vaginodynie

je fais des trous dans le fond de mon jean pour laisser mon sexe respirer

je rince de trois à quatre fois mes sous-vêtements (dont une fois à l'eau bouillante) après les avoir nettoyés avec un savon doux, hypoallergénique, sans parfum et biodégradable, à l'eau bouillante


mes sous-vêtements sont en coton blanc, genre Petit Bateau


je ne porte pas de jolis strings


je ne porte jamais de bas nylon, ni de vêtement qui colle au sexe


je me rase complètement la vulve


je ne prends pas de bain


je me lave le sexe à grande eau, sans savon


dès que j'arrive chez moi, j'enlève mes sous-vêtements et enfile une jupe


je ne croise pas mes jambes


si je suis assise sur un siège en vinyle ou en cuir, je m'y tiens seulement sur le bout des fesses


lorsque je vais à la toilette, je vérifie l'apparition de traces suspectes dans la culotte et fais un examen rapide de l'état de mon sexe


lorsque je redoute une infection, je sens mes sécrétions pour voir si elles ont l'odeur caractéristique de yogourt nature


si je me baigne (piscine, mer), c'est moins de dix minutes, et je me change immédiatement après


les règles, c'est protège-dessous très minces, organiques, en coton, biodégradables, que je change régulièrement


je ne mange pas de sucre ou très peu


les relations sexuelles sont réalisées dans des conditions hygiéniques strictes, i.e. zone bien nettoyée pour éviter toute forme de contamination de ma flore vaginale, il n'y a pas d'arrêt pour baisers, cunnilingus, fellation, lorsque la pénétration est terminée, je me lave immédiatement la zone à grande eau, il n'y a pas d'assoupissement bienheureux, ni de "rebaise"


si dans les 24 à 48 heures d'une baise tout est correct, pas de douleur, etc., je me sens "sauvée d'un grand péril"


je n'utilise pas de jouets sexuels


tout ce qui touche mon sexe est suspect, salive, doigts, pénis, draps, partie du corps de l'autre, etc.


"toujours peur d'être infectée": ce qui est sale va foutre en l'air ma flore vaginale


je ne pratique pas la sodomie, la queue qui va et vient va infecter mon sexe


lorsque je suis en période de crise, je pense à mon vagin constamment


je n'ai pas de disponibilité sexuelle


je ne suis pas "une vraie femme"


je ne regarde pas les hommes avec désir et convoitise


je me néglige et ne me laisse pas courtiser